Pronostics et commentaires - César 2020

Dernière mise à jour : 28 févr. 2020



Meilleur film

La Belle Époque, de Nicolas Bedos Grâce à Dieu, de François Ozon Hors normes, d’Olivier Nakache et Éric Toledano J’accuse, de Roman Polanski Les Misérables, de Ladj Ly Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma Roubaix, une lumière, d’Arnaud Desplechin


Dan : On note que la dimension sociale est extrêmement présente dans la sélection de cette année : la précarité et la marginalité sont largement présentes avec Hors-Norme,  Roubaix et Les Misérables. On voit également l'envie de donner voix au chapitre à certains subissant de plain fouet la marginalité, à des oubliés avec Grâce à Dieu dont la parole résurgente est plus que nécessaire ou à des couples encore trop peu visible à l'écran avec Portrait. Les polémiques qui secouent l'académie, l'envie pour cette dernière de s'inscrire dans cet élan de remise en questions me font dire que Portait a ses chances d'autant plus qu'il a été boudé aux récompenses américaines. Les polémiques entourant J'accuse et Les misérables seraient le coup de grâce à cette institution qui s’ankylose. La Belle Epoque semble également faire le travail, il innove sans faire de vagues. Hors-normes apporte une sincérité encore trop rare à l'écran et propre à de duo de réalisateurs. Mon cœur (et ma tête) pencheront pour Portrait de la jeune fille en feu, dans lequel la scène finale est sans doute la plus belle et puissante que j'ai vu cette année passée mais également depuis longtemps.


Alexis : Il me semble que le choix le plus consensuel (et mérité) consacrerait le Portrait de la jeune fille en feu. Non pas que le film soit un chef d’oeuvre (il lui manque à mes yeux une certaine dose d’inventivité pour y prétendre) mais parce qu’il est le plus abouti. La mise en scène est élégante, l’émotion sait se faire vive et retenue, à la manière des gestes, paroles et expressions de personnages qui opposent la force de leur sentiments à la virulence des injonctions sociales. Un beau film sur la condition féminine, fantasmant l’union des trois classes sociales (tiers-Etat, bourgeoisie et aristocratie) derrière la bannière de l’émancipation féminine. Une ode à la tendresse et l’entraide dont le seul défaut serait de parfois un peu trop noyéese noyant parfois dans ses références artistiques trop multiples et martelées,


Tom : j’aimerais voir gagner Les Misérables, meilleur film français de 2019 selon moi. C’est sûrement le favori dans cette catégorie. J’en profite pour déplorer ici l’absence du Daim, de Sibyl, de Alice et le maire, ou de Jeanne, propositions cinématographiques plus singulières et riches que La belle époque, par exemple... Dommage que l'Académie des César se borne à distinguer les films ayant connu un certain succès public, les meilleurs films sont parfois des pépites plus méconnues !



Meilleure actrice

Anaïs Demoustier (Alice et le Maire) Eva Green (Proxima) Adèle Haenel (Portrait de la jeune fille en feu) Noémie Merlant (Portrait de la jeune fille en feu) Karin Viard (Chanson douce) Doria Tillier (La Belle Époque) Chiara Mastroianni (Chambre 212)


Dan : Des envies de doubles récompenses me traversent l'esprit, à la mode de la Palme d'Or de Cannes octroyée à Kechiche, Exarchopoulos et Seydoux. L'interprétation qui m'a le plus accroché est sans nul doute celle de Merlant et Haenel, certes très théâtral dans le ton du film, mais mon choix sera pour elle-deux. Puis s'il faut réellement se décider : Noémie Merlant.


Tom : la récompense se joue en effet entre Adèle Haenel et Noémie Merlant, mais leur double nomination peut les desservir, les votes se divisant en deux… l’hypothèse d’une double récompense me semble statistiquement très improbable, et Adèle Haenel, étant donnée la dimension politique qu’elle a prise cette année, est peut-être légèrement favorite. J’ai personnellement adoré Anaïs Demoustier dans Alice et le maire, et je regrette que la prestation de Virigine Efira dans Sibyl ne soit même pas citée !


Alexis : Je voudrais saluer l’interprétation dynamique de Doria Tillier dans La Belle Époque. Elle y incarne avec brio un personnage de muse révoltée, entre la soumission et la rébellion, profondément contradictoire, indéniablement humain. Une femme indomptable dont l’orgueil et la vitalité la font sans cesse déborder du cadre dans lequel les scripts, son « petit ami », et les clients, voudraient l’enfermer. Doria Tillier excelle dans ce rôle, pour la plus grande joie du spectateur qui se délecte de sa performance !



Meilleur acteur

Daniel Auteuil (La Belle Époque) Damien Bonnard (Les Misérables) Vincent Cassel (Hors normes) Jean Dujardin (J’accuse) Reda Kateb (Hors normes) Melvil Poupaud (Grâce à Dieu) Roschdy Zem (Roubaix, une lumière)


Tom : La force tranquille et charismatique de Roschdy Zem peuvent l’emporter, mais j’ai préféré Jean Dujardin et je le pense favori pour la récompense. Reste à savoir si l’Académie boycottera le film de Polanski.


Dan : Certains trouveront le jeu de Roschdy Zem fin et subtile. Je le trouve dans Roubaix, une lumière - mais comme souvent d'ailleurs - davantage monolithique. En revanche  Cassel et Kateb sont imprégnés et se fondent à merveille dans leur rôle. Il ne jouent plus, ils incarnent véritablement.Ce sont peut être pas des rôle à César, à voir. Mon choix serait Cassel dont la sincérité, j'espère, paiera.


Alexis : je trouve au contraire Roschdy Zem particulièrement convaincant dans son interprétation du détective flegmatique, figure typique des films et romans noirs américains. Je ne sais pas s’il mérite le César, tant il est vrai que sa gamme d’émotions est limitée par le rôle, mais n’ayant été impressionné par aucun autre acteur, mon choix se porte à défaut vers celui-ci.



Meilleur acteur dans un second rôle

Swann Arlaud (Grâce à Dieu) Grégory Gadebois (J’accuse) Louis Garrel (J’accuse) Benjamin Lavernhe (Mon inconnue) Denis Ménochet (Grâce à Dieu)


Dan : L'acteur dont l'interprétation m'a le plus interpellé (fait mourir de rire à vrai dire) est sans doute celle de Benjamin Lavernhe. Cela serait également un message fort envoyé à ce genre comique que la cérémonie continue encore aujourd'hui de bouder. Lui faire la place qu'il mérite. Le fait qu'il soit pensionnaire de la Comédie-Française est-il un frein ? Nous le verrons bien !


Tom : Le choix est difficile ! là encore, les films doublement nommés peuvent desservir leurs acteurs. Grégory Gadebois est excellent dans J’accuse ; on ne voit pas beaucoup Louis Garrel dans ce même film mais chacune de ses apparitions est remarquable ; Benjamin Lavernhe a une puissance comique étonnante dans Mon inconnue. Mais mon pronostic va vers Swann Arlaud.


Alexis : J’ai trouvé Denis Ménochet particulièrement bon dans Grâce à Dieu. De ses réticences initiales à son engagement absolu pour faire éclater la vérité et condamner un système, on y suit le parcours émouvant d’un homme se construisant une conviction et s’élaborant un but. Denis Ménochet donne à son personnage une force et un tempérament de battant, tout en dévoilant la vulnérabilité d’un être dont l’enfance, et la vie, a été irrémédiablement brisée.



Meilleure actrice dans un second rôle

Fanny Ardant (La Belle Époque) Laure Calamy (Seules les bêtes) Sara Forestier (Roubaix, une lumière) Hélène Vincent (Hors normes) Josiane Balasko (Grâce à Dieu)


Dan : Sara Forestier est très talentueuse, et elle aurait du recevoir cette récompense pour M dans lequel son jeu est formidable mais je crains que son interprétation dans celui-ci est peut être trop surjouée et le panel des émotion reste assez limité. Mais en même temps, aucune autres actrice n'a marqué mon esprit. Je me range derrière Sara Forestier.


Tom : Sara Forestier est à mon avis la favorite, même si sa prestation peut en effet sombrer, pour certains, dans un misérabilisme un peu gênant.


Alexis : Fanny Ardant dans La Belle Epoque ! Son ton de voix légendaire ne rend que plus piquantes toutes les saillies, sarcasmes et mesquineries de son personnage. Mais cette violence verbale, reflet d’années d’ennui et de regrets accumulés, n’ôte pas à son personnage son humanité, ce que Fanny Ardant arrive parfaitement à retranscrire.



Meilleur réalisateur

Olivier Nakache et Éric Toledano (Hors normes) Ladj Ly (Les Misérables) Céline Sciamma (Portrait de la jeune fille en feu) Arnaud Desplechin (Roubaix, une lumière) Nicolas Bedos (La Belle Époque) François Ozon (Grâce à Dieu) Roman Polanski (J’accuse)


Tom : Céline Sciamma est selon moi la favorite, même si j’ai préféré les réalisations de Ladj Ly et de Roman Polanski. La règle de non-cumul ne permet pas à un film d’obtenir les César du meilleur film et de la meilleure réalisation : si Les Misérables remporte le César du meilleur film, il ne peut pas avoir celui de la meilleure réalisation. Si Portrait de la jeune fille en feu remporte le César du meilleur film, je pense que Les Misérables obtiendra celui de la meilleure réalisation.


Dan : Est-ce encore une affaire cinématographique ou la dimension sociale prend le dessus ? Quoi qu'il en soit Polanski et Ly demeure, selon moi, hors-course. Malgré la beauté et la profondeur du film de Desplechin, celui-ci peine a tenir la longueur et reste inégal. Contre toutes attentes, je miserai sur Hors-Norme dont le rythme est parfaitement calibré et la prestation des acteurs optimale. Certes les intentions de réalisation d'Olivier Nakache et Éric Toledano restent assez lambda - il n'ya pas là une véritable affirmation de style -, mais les émotions passent et restent durablement. N'est-ce pas ça aussi l'important ?


Alexis : Je donnerai personnellement le César à Ladj Ly. Si son film souffre de quelques imperfections, notamment dans l’interprétation, il est une véritable onde de choc dans le paysage cinématique français ! Pour son premier long-métrage, le réalisateur maitrise à la perfection les changements de rythme et réussit à nous tenir en haleine tout du long. Il construit un écosystème avec son équilibre interne, ses tensions et luttes de pouvoir avant de faire éclater cet ordre précaire dans un déferlement de violence terrifiant mais au combien révélateur des problèmes structurels propres à la société française. En mettant à ce point là l'accent sur la structure, Ladj Ly se refuse au manichéisme, ce qui en fait un anti-film américain par excellence, d’une profonde intelligence. Une véritable expérience de cinéma qui mérite amplement d’être récompensée.


Meilleur espoir féminin

Luàna Bajrami (Portrait de la jeune fille en feu) Céleste Brunnquell (Les Éblouis) Mama Sané (Atlantique) Lyna Khoudri (Papicha) Nina Meurisse (Camille)


Tom : Nina Meurisse semble être la favorite.


Dan : Même si la prestation de Nina Meurisse est très juste, mon vote ira pour Lynda Khoudri, dont la maturité et la sincérité me sont parvenues.


Alexis : Lyna Khoudri est excellente dans Papicha. Elle y joue un personnage haut en couleur, courageux et libre, dont la combativité, la vivacité et l’énergie ne sont jamais sacrifiées sur l'autel du pathos.



Meilleur espoir masculin

Anthony Bajon (Au nom de la terre) Benjamin Lesieur (Hors normes) Alexis Manenti (Les Misérables) Djebril Zonga (Les Misérables) Liam Pierron (La Vie scolaire)


Tom : la prestation d’Alexis Manenti est de haut vol, je pense qu’il remportera la récompense. Toutefois, les votants auront peut-être envie de récompenser Benjamin Lesieur, acteur atteint de troubles autistiques.


Alexis : J'avoue être incapable de me décider… Aucune interprétation ne sort du lot, je botte en touche !


Dan : J'ai vraiment eu l'impression qu'Alexis Manenti ne jouait pas son personnage mais qu'il l'incarnait. Je le voyais littéralement. Mon vote ira par conséquent vers lui. Je décerne toutefois une mention honorable à Benjamin Lesieur qui a livré une très belle prestation.


Meilleur premier film

Atlantique, de Mati Diop Au nom de la terre, d’Édouard Bergeon Le Chant du loup, d’Antonin Baudry Les Misérables, de Ladj Ly Papicha, de Mounia Meddour


Tom : Les Misérables est pour moi le meilleur premier film, mais en raison des règles de non-cumul, un même film ne peut pas gagner les César du meilleur premier film, de la meilleure réalisation, et du meilleur film. Alors si le film de Ladj Ly remporte le prix du meilleur film ou du meilleur réalisateur, c’est le deuxième film le plus cité qui va gagner la récompense : le pronostic devient difficile à réaliser, mais je mettrais une pièce sur Atlantique. En face, Le Chant du loup, proposition inhabituelle pour la cinéma français, ou Au nom de la terre, succès surprise et qui illustre une réalité sociale brûlante, sont de sérieux prétendants à cette récompense.


Dan : N'oublions pas que l'année dernière, c'est le film sensation Shéhérazade qui a remporté ce prix, amplement mérité. Papicha, malgré son sujet engagé, ne fait pas de vague selon moi. Je passe mon tour quant aux Misérables, dont la complaisance me fait frémir. Le recyclage de l'imagerie « banlieusarde », la spectacularisation de la cité et de la misère sociale sans mettre à jour les nuances. Encore et toujours c'est le même visage qui ressort de ces zones - tant les bons que les mauvais aspects. Mon choix se porte alors sur Le chant du loup qui, malgré quelques maladresses amène quelque chose de nouveau de le paysage cinématographique français. Du vent neuf, enfin !


Alexis : Le Chant du loup pourrait l’emporter, tant le film fait preuve d’une parfaite maitrise de la tension. Son sujet, original, son côté spectaculaire et populaire, sa narration haletante, en font une œuvre assez impressionnante, ambitieuse, qui mérite d’être récompensée.



Meilleur documentaire

68, mon père et les clous, de Samuel Bigiaoui La Cordillère des songes, de Patricio Guzmán Lourdes, de Thierry Demaizière et Alban Teurlai M, de Yolande Zauberman Wonder Boy Olivier Rousteing, né sous X, d’Anissa Bonnefont


Tom : Je ne les ai pas vus, mais je suis étonné que Ne croyez surtout pas que je hurle ne soit pas nommé.


Alexis : Je récompenserais Lourdes, un documentaire émouvant faisant le choix de ne pas stigmatiser ses personnages, et qui ne surplombe jamais son sujet. Il en résulte une œuvre esthétiquement magnifique, en parfaite osmose avec le parcours spirituel, parfois mystique des pèlerins, pleine d’empathie, de tendresse et compréhension pour ces hommes et ces femmes pour qui le céleste est le dernier refuge où placer l'espoir.


Dan : N'ayant pas eu la chance de voir les documentaires de cette sélection, je ne peux pas me prononcer sérieusement quant à celle-ci. En revanche, ayant eu les retours positifs d'Alexis , je penche du même avis que lui pour Lourdes. Il a le nez creux.



Meilleure photographie

Claire Mathon (Portrait de la jeune fille en feu) Pawel Edelman (J’accuse) Julien Poupard (Les Misérables) Nicolas Bolduc (La Belle Époque) Irina Lubtchansky (Roubaix, une lumière)


Tom : le Portrait de la jeune fille en feu devrait l’emporter : l’image du film est très belle, et les films sur des histoires de peinture partent avec un avantage.


Dan : Les premières minutes du film Roubaix, une lumière, font de lui un véritable concurrent face au Portrait de la jeune fille en feu. Un véritable jeu dichotomique, onirique et narratif se développe autour de la lumière dans le film d'Arnaud Desplechin. La photographie y raconte littéralement quelque chose. Cependant le film de Céline Sciamma, comme le souligne Tom, est très pictural. Un véritable soin est apporté à la composition des plans et à la lumière mais racontent-ils autant de choses ? Le choix est extrêmement difficile pour ma part mais mon vote va également à Portrait de la jeune fille en feu.


Alexis : Sans surprise, mon choix se porte aussi sur Portrait de la jeune fille en feu.



Meilleur montage

Laure Gardette (Grâce à Dieu) Hervé de Luze (J’accuse) Flora Volpelière (Les Misérables) Anny Danché et Florent Vassault (La Belle Époque) Dorian Rigal-Ansous (Hors normes)


Tom : je n’ai pas un regard toujours suffisamment alerte sur la qualité du montage d’un film (les membres de l’Académie non plus ?), mais j’ai trouvé celui des Misérables particulièrement remarquable. Je pense que c’est le favori dans cette catégorie.


Alexis : Les Misérables jouit d’un travail remarquable sur le montage, nous immergeant pleinement dans l’action. Une action toujours lisible, jamais tapageuse, et sacrément immersive !


Dan : Avant tout, je déplore l’absence de Valentin Féron, monteur du dernier film de Klapisch, Deux moi, qui a également officié comme chef monteur sur la série Bref dont le montage si particulier se passe de commentaires. Contrairement à mes collègues, je n'ai pas en mémoire l'intérêt particulier que peut revêtir le montage des Misérables - ni aucun autre d'ailleurs en réalité dans cette sélection. Sans conviction, La Belle époque aurait sans doute ses chances.


Meilleur film étranger

Douleur et gloire, de Pedro Almodóvar Le Jeune Ahmed, de Jean-Pierre et Luc Dardenne Joker, de Todd Philips Lola vers la mer, de Laurent Micheli Once Upon a Time… in Hollywood, de Quentin Tarantino Le Traître, de Marco Bellocchio Parasite, de Bong Joon-ho


Dan : Parasite a fait couler beaucoup d'encre au sein de la rédaction des Epistemofilms [NDLR : liens vers les articles]. Et pour cause, c'est à mes yeux un film complet. Une fable sociale qui manie avec brio le mélange des genres sans trahir son propos de fond. Puis, fait assez rare pur le souligner : c'est un film d'auteur, ayant obtenu la Palme d'Or à Cannes, qui a réussi en même temps le pari d'être un succès populaire. Trajectoire normale après les BAFTA, les Golden Globes et les Oscars : une évidence qui se démarque.


Tom : en effet, il serait étonnant de ne pas voir Parasite gagner… mais Douleur et gloire est un sérieux outsider.


Alexis : Joker mérite pour moi ce prix, tant il est rare de voir un film hollywoodien proposer une critique aussi acerbe non pas des régimes anti-démocratiques et totalitaires (fond de commerce de nombreux blockbusters) mais d’un système vicié de l’intérieur, où les inégalités sociales se transmuent en révolte et finissent par secouer l’idéologie néolibérale dominante.



Meilleure adaptation

Costa-Gavras (Adults in the Room) Roman Polanski et Tobert Harris (J’accuse) Jérémy Clapin et Guillaume Laurant (J’ai perdu mon corps) Arnaud Desplechin et Léa Mysius (Roubaix, une lumière) Dominik Moll et Gilles Marchand (Seules les bêtes)


Tom : il est un peu difficile de juger de la qualité d’adaptation quand on ne connaît pas les livres adaptés, mais J’accuse me semble être une excellente adaptation du roman de Robert Harris : J’accuse est dense, relativement complet mais toutefois clair, et romanesque. Toutefois, je ne sais pas si les membres de l’Académie des César ont l’intention de boycotter le film de Polanski.